Infrastructures : un budget et des priorités !

infrastructures routières budget

Publié le 06/11/2018

Le projet de financement dédié aux infrastructures routières dans les 10 prochaines années est supérieur aux investissements jusqu’ici consacrés. Quelles sont les priorités identifiées ?

 

Les infrastructures (routes, voies ferrées, équipements de transport...) vont bénéficier de nouveaux investissements de la part de l’Etat. En effet, le gouvernement souhaite faire valider au Parlement un budget de 27,7 milliards d’euros sur 10 ans, avec 13,4 milliards d’euros pour la durée du quinquennat, soit jusqu’en 2022, puis 14,3 milliards pour les cinq années suivantes.

Budget pour les infrastructures : une hausse suffisante ?

Cette enveloppe représenterait une augmentation de 40 % par rapport à celle du quinquennat précédent. Elle est néanmoins inférieure à la recommandation médiane (conforme aux priorités définies par Emmanuel Macron) proposée par le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) début 2018.

Le ferroviaire et les routes prioritaires

Selon les prévisions annoncées, le budget infrastructures sera dédié à :

  • 51 % au rail (sans compter les budgets de régénération du réseau) ;
  • 38 % aux réseaux routiers ;
  • 6 % au fluvial et aux ports ;
  • 5 % aux autres modes de transport.

Investissements : des priorités définies

La programmation des dépenses, présentée par Elisabeth Borne, ministre des Transports, entre dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités (LOM). Elle met en avant l’importance d’améliorer les transports du quotidien, avec notamment l’entretien et la régénération des réseaux routiers, ferroviaires et fluviaux. Les travaux concernant les routes mobiliseront à eux seuls 880 millions d’euros par an (en moyenne).

Le gouvernement souhaite également dédier ce budget :

  • au traitement des nœuds ferroviaires saturés, notamment au niveau des gares des métropoles (2,6 milliards d’euros sur 10 ans) ;
  • à l’amélioration du fret ferroviaire, en soutenant le développement des ports (2,3 milliards sur 10 ans) ;
  • au développement des mobilités propres avec : les pôles d’échanges multimodaux et les transports en commun, l’accompagnement des innovations, des nouveaux services de mobilité et des véhicules autonomes & connectés, et enfin le soutien aux modes actifs (vélos, marche...) (1,2 milliard sur 10 ans) ;
  • à l’accélération du désenclavement routier des villes moyennes (généralement entre 20 000 et 100 000 habitants) et territoires ruraux, avec une vingtaine de projets en vue (1 milliard sur 10 ans).

Désormais, il reste à valider ce projet au Parlement, définir les nouvelles sources de financements et établir un calendrier, notamment pour déployer les grands projets d’infrastructures sur le territoire.