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Coronavirus : pourquoi une baisse des prix des carburants ?

Le coronavirus, et avec lui la période de confinement qui s’est imposée dans de nombreux pays d’Europe – dont, bien sûr, la France –, a eu une conséquence importante : une chute des prix des carburants. Il faut dire que le niveau des consommations d’essence et de gazole a atteint un point bas, jamais vu pour cette période de l’année. Mais comment expliquer la baisse des tarifs à la pompe ? Ceux-ci peuvent-ils encore diminuer ? TOTAL ACCESS fait le point.

Une nette baisse de la fréquentation des stations

La première explication lorsque l’on cherche à comprendre pourquoi le prix du carburant a baissé avec la crise du coronavirus réside dans la loi de l’offre et de la demande. Cette dernière s’est tout simplement effondrée, fort logiquement, avec le début du confinement à la mi-mars.

On estime en effet qu’en France, la consommation d’essence et de gazole est actuellement inférieure de 60 à 85 % à la normale, en fonction des départements. Il faut dire qu’entre le chômage partiel et le télétravail, nombre de Français n’ont plus besoin de prendre leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail. Ainsi, les stations-service ont été sur-sollicitées entre le 14 et le 16 mars, lorsque les déplacements étaient encore autorisés (et alors que près d’1,2 million d’habitants d’Île-de-France ont fait le plein pour partir se confiner en région). Puis ont connu une période de très faible activité depuis, en particulier sur le réseau secondaire.

Des prix bas, plus vus depuis bien longtemps…

En parallèle, les prix des carburants ont baissé dans les grandes largeurs. Selon les chiffres publiés début mai par le ministère chargé de la Transition écologique et solidaire, le prix moyen du gazole, le carburant le plus vendu en France, a atteint 1,16 euro du litre. Soit 32 centimes de moins que début janvier. Même constat du côté du sans-plomb 95-E10. Le litre a reculé jusqu’à 1,2178 euro.

Il faut ainsi remonter à 2017 (pour le gazole) et 2016 (pour le sans-plomb) pour trouver trace de tarifs aussi intéressants. Même si à l’époque, les automobilistes avaient été plus nombreux à pouvoir en profiter.

… causés aussi par un effondrement des cours du pétrole sans précédent

L’absence de demande, pour le transport comme pour l’industrie, a également entraîné un effondrement des cours du pétrole sans précédent, qui a lui-même accéléré la chute des prix à la pompe. Début avril, le prix du baril de WTI commençait son inexorable chute… pour devenir, sous l’effet de la saturation des sites de stockage combinée à l’approche du roulement du contrat mai sur l’échéance de juin, négatif le 20 avril. Bien sûr, depuis, les cours sont repassés au-dessus de 0, mais ils restent très bas.

Malheureusement pour les automobilistes français – et européens –, cette chute brutale des cours du pétrole, renforcée par les tensions entre la Russie et l’Arabie Saoudite, n’a pas fait baisser les prix des carburants autant qu’elle ne l’aurait pu. La raison ? La part importante de la fiscalité dans les tarifs affichés à la pompe. Rappelons en effet que la TICPE (Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, ex-TIPP) et la TVA représentent les deux tiers du prix d’un litre de gazole, et près de 70 % de celui de sans-plomb 95.

Une situation qui pourrait perdurer

Avec le déconfinement, progressif et partiel tout d’abord, puis complet par la suite, peut-on s’attendre à une remontée des prix des carburants ? Oui, mais pas en flèche, s’accordent à dire les spécialistes. Et ce pour plusieurs raisons :

  • La demande, qui va certes remonter mais ne devrait pas exploser, le télétravail se poursuivant pour beaucoup de salariés, et les restrictions de déplacement (100 km autour du domicile dans un premier temps) ne permettant pas de parcourir de longues distances ;
  • Le prix du baril de pétrole, qui reste bas (environ 25 dollars début mai, contre 65 en fin d’année 2019) ;
  • Les réserves de pétrole, qui sont pleines à craquer.

Un point bas semble cependant avoir été atteint, d’une part parce que les prix du pétrole se sont stabilisés, et d’autre part en raison de l’importance des taxes dans les tarifs à la pompe. Faire le plein en station-service, par exemple lorsque l’on part faire ses courses, reste donc une bonne idée, alors que se profile la fin de la période de confinement due au coronavirus en France.

 

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