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Transition écologique et transports urbains : les initiatives des municipalités

Électricité, hybride, gaz, hydrogène… À travers le pays, nombreuses sont les municipalités à chercher et mettre en place des initiatives pour leurs réseaux de transports en commun, en utilisant des énergies alternatives aux carburants classiques. Tour d’horizon, aux quatre coins du pays, des exemples de stratégies mises en place pour les transports urbains, en matière de transition écologique.

 

Transports urbains : où en sommes-nous ?

 

Avant de se pencher sur les initiatives municipales concernant la transition écologique dans les transports urbains, réalisons un état des lieux actuel. Tous les deux ans, l’Union des Transports Publics (UTP) et ferroviaires publie une étude détaillée sur les parcs de véhicules en service dans les différents réseaux de transports urbains du pays. Décompte, énergie utilisée, âge moyen, accessibilité… De nombreux critères sont passés au crible afin d’obtenir l’état des lieux le plus complet possible.

 

La dernière étude en date a été publiée en 2018. Que retirer de toutes ces informations ? Les autobus restent le premier véhicule utilisé dans les transports urbains en France. Mais, surtout, ils sont de plus en plus propres. Une conséquence directe de la loi sur la transition énergétique et des initiatives prises par les municipalités afin d’utiliser d’autres types d’énergie.

 

Quels sont les éléments principaux à retenir de l’étude menée par l’UTP ? Tout d’abord, il faut savoir que le parc de transports urbains en France comptait, début 2018, 20 141 véhicules de tous types : autobus, trolleybus, métro, tramway, etc. La grande majorité du parc est constituée d’autobus : 86 %, précisément. Et près de 3 bus sur 10 utilisent une énergie alternative au gazole, que ce soit du gaz, de l’électricité ou même de l’hydrogène. À noter enfin que plus de la moitié du parc de transports en commun français respecte les normes visant à réduire les émissions polluantes : Euro V, Euro VI mais également EEV, la norme la plus stricte.

 

 

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Transition écologique : les exemples de municipalités

 

En matière de transition écologique dans les transports urbains, les initiatives des municipalités laissent entrevoir que des recherches d’énergie alternative sont en cours, parfois depuis longtemps aux quatre coins de la France. Autre constat : ces initiatives sont différentes d’une commune à l’autre et proposent ainsi un panel assez large en matière d’énergie utilisée. Prenons quelques exemples à travers le pays, basés sur une étude de l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME).

 

Paris : objectif 100 % bus propres

En janvier 2018, le réseau de la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) comptait 4 700 véhicules. 97 % du parc fonctionnant au Diesel, dont 60 % respectaient la norme Euro V. Les 3 % se divisaient entre 140 véhicules fonctionnant au GNV, et 74 véhicules hybrides ou électriques.

 

Concernant les autobus, la RATP affiche un ambitieux programme : à l’horizon 2025, 100 % des bus de la capitale seront propres. 80 % d’entre eux seraient électriques, les 20 % restants fonctionneraient avec du GNV.

 

Dijon : plus grand parc de bus hybrides

En 2013, le réseau de la métropole de Dijon (Grand Dijon) a renouvelé la flotte de véhicules en incorporant 102 autobus hybrides. Ces transports en commun utilisent donc deux sources d’énergie : le Diesel et l’électricité. Cette solution permet de réduire la consommation de carburant, mais aussi de diminuer les émissions de dioxydes de carbone (CO2) et d’oxydes d’azote (NOx).

 

Ces 102 autobus mêlant deux énergies (sur un total de 180 bus) font du réseau de la capitale bourguignonne le plus grand parc de bus hybrides de France.

 

Orléans : vers le 100 % bus électrique

Depuis 2017, ce sont six autobus électriques qui arpentent et desservent la métropole orléanaise. Mais ne vous fiez pas à ce modeste constat : dans la ville située sur les bords de la Loire, il faut se projeter à l’horizon 2024. Orléans se montre ambitieuse en matière de transports urbains et mise sur le 100 % électrique à cette date. D’ici 2026, la préfecture du Loiret a même annoncé sa volonté de se séparer de ses 180 véhicules Diesel afin de décarboner la totalité des transports publics : bus, tramway et navettes électriques.

 

Boulogne-sur-Mer : des bus au GNV

À Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, la municipalité a fait confiance au Gaz naturel pour véhicules (GNV) afin d’alimenter ses transports urbains. Dès 2003, l’agglomération boulonnaise a investi dans des véhicules fonctionnant au gaz, puis en a intégré cinq nouveaux, chaque année, jusqu’en 2007. Aujourd’hui, la flotte de bus GNV de Boulogne-sur-Mer se compose de 30 autobus, divisés entre deux modèles : des Van Hool A330 et des Citelis de 12 mètres. À noter qu’en parallèle, la ville de la Côte d’Opale a également mis en place une navette 100 % électrique, de 12 places, dédiées aux personnes à mobilité réduite.

 

Grenoble : des autobus hybrides et au biogaz

Dans le chef-lieu de l’Isère, on mise sur deux solutions afin d‘intégrer la transition écologique au cœur des transports urbains. Ainsi, le réseau Transports de l’Agglomération Grenobloise (TAG) dispose d’une flotte de 300 véhicules, dont 230 dits standards et 32 articulés. Sur les 230, on dénombre 122 autobus alimentés par du BioGNV (biogaz) et 56 véhicules hybrides.

 

En juin 2018, ce sont 48 nouveaux véhicules fonctionnant au BioGNV qui ont fait leur arrivée dans le réseau. De quoi porter à 50 % le nombre de véhicules au gaz naturel, contre 28 % de véhicules Diesel et 22 % hybrides.

 

Pau : des bus à l’hydrogène

En septembre 2019, la ville de Pau a officiellement présenté le Frébus : le tout premier bus, long de 18 m, fonctionnant à l’hydrogène, et n’émettant aucun polluant. En tout, c’est une flotte de huit véhicules fonctionnant à cette énergie qui sera mise en place dans la commune béarnaise d’ici fin 2019.

 

Dans le détail, le Frébus sera alimenté par un moteur électrique de 200 kW et une pile à combustible de 100 kW. Le véhicule consommera en moyenne entre 10 et 12 kg d’hydrogène pour parcourir 10 km. Il parcourra au minimum 240 km par jour puis sera ravitaillé chaque nuit.