Pourquoi investir dans les énergies renouvelables et de récupération dans l'industrie ?

La raréfaction des énergies fossiles, tout comme la dégradation de la planète rend indispensable l’investissement dans les énergies renouvelables et de récupération. L’industrie en particulier aurait tout à y gagner en réduisant son utilisation des énergies conventionnelles et cela pour plusieurs raisons.

Une certaine maturité du secteur des énergies renouvelables

Investir dans les énergies renouvelables et de récupération ne représente plus à l’heure actuelle un risque aussi important sur le plan financier comme cela pouvait être le cas il y a quelques décennies dans la mesure où les technologies (production et récupération de chaleur, production d’électricité, autoconsommation, etc.) ont évolué et ont atteint une certaine maturité. Certaines s’avèrent tout à fait adaptées à l’industrie et ont été intégrées au sein d’entreprises. Il convient de s’intéresser aux différents exemples de réussites disponibles et d’essayer d’identifier les alternatives pouvant être adaptée à son industrie. Cela peut constituer une solution intéressante dans l’attente de pouvoir financer des recherches et des innovations.  

Il n’est pas obligatoire de se lancer seul

Pour faire un pas vers l’intégration des énergies renouvelables et récupérables, les entreprises du secteur industriel n’ont pas nécessairement à travailler seules. Elles peuvent mener une réflexion et mettre en place des projets innovants en collaboration avec leurs partenaires ou d’autres acteurs pertinents. Fournisseurs, opérateurs de services, fournisseurs de technologie, acteurs du financement, etc. : plusieurs alternatives sont envisageables.

Élaborer un projet avec un ou plusieurs partenaires est avantageux dans la mesure où cela rend possible la mutualisation des risques et peut permettre de contourner des difficultés.

Limiter ses dépenses énergétiques à l’avenir

Le prix des énergies fossiles est voué à augmenter de manière graduelle au cours des prochaines décennies. En cause, la raréfaction progressive des ressources naturelles. L’augmentation aura un impact significatif sur le porte-monnaie des ménages mais aussi des entreprises les plus énergivores. En investissant dans les énergies renouvelables et de récupération, les entreprises évoluant dans le secteur de l’industrie réduisent le risque de dépendance énergétique aux énergies fossiles et s’assurent de limiter le montant de leurs futures factures énergétiques.

Soigner son image de marque auprès du grand public

Les industries n’ont pas toujours bonne presse auprès du grand public d’un point de vue environnemental et cela ne tend pas à s’arranger dans le contexte actuel. Investir dans les énergies renouvelables et de récupération permettra à l’entreprise de mettre un pied dans la transition énergétique et d’améliorer sensiblement son image.

Opter pour l’innovation sur le plan technologique pourra par ailleurs contribuer à l’obtention de nouveaux contrats et à l’augmentation du nombre de clients finaux.

Pour tirer pleinement partie de ce changement d’un point de vue commercial, il faudra toutefois veiller à soigner sa communication.

Effectuer un bilan énergétique : le premier pas à effectuer

L’intégration d’énergies renouvelables et de récupération nécessite un investissement financier important et les projets peuvent être complexes à mettre en œuvre. La réalisation d’un audit énergétique, dans un premier temps, aidera considérablement les entreprises à faire le point sur leur consommation énergétique et à identifier les pistes les plus intéressantes en matière d’investissement dans les énergies vertes.

On notera que la transition vers les énergies renouvelables et récupérables n’a pas à être totale dès le départ. Cela en raison des coûts associés à un tel projet, mais aussi parce que toutes les énergies ne sont pas nécessairement remplaçables à l’heure actuelle pour certaines industries.

 

Bon à savoir

Pour rappel, le secteur de l’industrie représentait 19 % de l’énergie finale consommée sur le territoire en 2014. Il s’agit du 3ème plus gros consommateur français d’énergie, après le secteur des transports et du résidentiel.