Zone à faibles émissions à Lyon : des aménagements nécessaires ?

Zone à faibles émissions à Lyon

Publié le 14/05/2018

Dès le 1er janvier 2020, certains poids lourds et véhicules utilitaires ne pourront plus circuler à Lyon et dans certaines villes limitrophes. Les différents volets de cette mesure inquiètent la profession, qui pointe notamment du doigt un calendrier difficile à tenir.

 

Les contours de la future zone à faibles émissions (ZFE) de la région lyonnaise se dessinent. Géographiquement, elle devrait concerner Lyon et Villeurbanne, mais aussi d’autres axes situés à Bron, Caluire et Vénissieux. Dès 2020, seuls les PL répondant à la norme antipollution Euro VI devraient pouvoir rouler dans ces secteurs.

ZFE : un accueil froid de la profession

Après l’annonce de ces mesures, les professionnels du TRM ont soulevé des points bloquants pour la profession. Dans un communiqué, la FNTR a suggéré d’accepter un plus grand nombre de véhicules dans ces zones. En effet, la fédération de transporteurs souhaiterait que les véhicules Euro V puissent eux aussi circuler, car l’échéance 2020 est déjà proche et les délais de commande de nouveaux véhicules peuvent être de plusieurs mois.

Un calendrier plus « réaliste » ?

La FNTR qualifie ce dispositif de « discriminant », car il « cible uniquement les PL, qui ne sont responsables que de 1.2 % des émissions de gaz CO2 sur les 12.9 % imputables à l’ensemble des parcs roulants, tous véhicules routiers confondus. »

La fédération souhaite à présent « revenir à un calendrier raisonnable et réaliste », qui permettrait aux transporteurs de disposer d’une meilleure marge de manœuvre pour répondre à « l’urgence de la situation en matière de qualité de l’air. »

 

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