Loi mobilités : des aides en vue pour les poids lourds propres

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Actuellement à l’état de projet, la loi d’orientation sur les mobilités (LOM) pourrait modifier en profondeur le rapport aux transports des Français. Parmi les axes envisagés : soutenir l’acquisition de poids lourds « propres ».

L’État compte engager une réforme majeure afin de contribuer à l’atteinte de l’objectif : neutralité carbone d’ici 2050. La LOM concernera l’ensemble des modes de transports et pourrait être présentée au Parlement en fin d’année. Elle est composée d’une série de mesures dont les poids lourds font partie des cibles. Bonne nouvelle pour les transporteurs : des aides financières sont envisagées pour favoriser l’émergence des sources d’énergies décarbonées.

LOM et poids lourds : un soutien clair aux initiatives bas carbone

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Afin d’encourager la transition énergétique vers le gaz renouvelable, l’électrique ou encore l’hydrogène, l’État compte :

  • Maintenir le dispositif du sur-amortissement actuellement en vigueur, au moins jusqu’en 2021. Une mesure qui sera même renforcée pour les petits poids lourds et sera étendue aux technologies électriques et hydrogène, en plus du gaz naturel pour véhicule (GNV), du biométhane ou de l’ED95 ;
  • Soutenir le GNV, pris pour modèle par le projet de loi. Le gaz naturel est en effet concerné par une série de décisions : gel du tarif de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) jusqu’en 2022, soutien de la filière pour le développement de cette énergie, raccordement des stations de GNV aux réseaux de transport de gaz naturel afin de faire baisser les coûts, etc. ;

 

 

  • Encourager le développement de l’hydrogène par un Programme d’investissement d’avenir. Les collectivités auront ainsi l’objectif de composer leur parc en incluant de la mobilité hydrogène : entre 20 000 et 50 000 véhicules utilitaires légers, 800 et 2 000 véhicules lourds (bus, camions, trains, bateaux), mais aussi entre 400 et 1 000 stations alimentées en hydrogène produit localement d’ici 2028.

 

 

Encore débattu, le projet pourrait réserver d’autres surprises. À suivre, donc...