Skip to content

Comment comprendre le malus écologique pour l’achat d’une nouvelle voiture ?

Rendez-vous annuel très attendu par les Français, l’annonce des nouveaux barèmes du malus influence les particuliers sur l’achat de leur prochain véhicule. L’année 2021 ne déroge pas à la règle, puisque la nouvelle règlementation se durcit encore un peu plus que les années précédentes et va certainement devenir plus importante… Quel est le nouveau barème pour 2021 ? Qui est concerné ? Comment le malus pourrait évoluer dans les prochaines années ?

Qu’est-ce que le malus écologique ?

Le malus écologique est une écotaxe à payer au moment de l’immatriculation du véhicule si celui-ci a un taux d’émission de CO2 supérieur à un certain seuil. Il a été créé à l’issue du Grenelle de l’environnement d’octobre 2007, puis appliqué en 2008 en France. 

Chaque année, les députés fixent un nouveau barème et un nouveau montant au malus écologique. La recette de cette taxe revient à l’État. Cette dernière vise à inciter les acheteurs à se tourner vers des véhicules moins polluants. En effet, la règle est simple : plus le véhicule est polluant, plus le malus est élevé. 

Par exemple, si vous voulez acheter une citadine rejetant 131 g/km de CO2, vous devrez payer un malus minium de 50 euros. Si vous souhaitez acquérir un SUV qui rejette de 156 à 158 g/km de CO2, vous devrez vous acquitter de plus de 1000 euros de malus.

Les informations relatives au malus écologique sont consultables directement en concession ou bien sur les sites des constructeurs de véhicules. Le malus écologique est inclus dans la facture si le concessionnaire s’occupe de l’immatriculation de votre véhicule. Sinon, vous devrez payer le malus lorsque vous immatriculerez votre véhicule sur le site de l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés). 

Une information très importante est à retenir : c’est la date de l’immatriculation qui compte et non la date de commande ou d’achat du véhicule. 

Plus de 10 ans après sa création, le malus écologique ne cesse d’augmenter. Chaque année, les automobilistes surveillent de près les annonces du Gouvernement autour de la réévaluation du barème de cette taxe. En fonction, des nouvelles directives, ces derniers adaptent leur budget au véhicule qu’ils souhaitent acheter ou changent même leur choix de départ.

Quels changements pour le malus en 2021 ?

Pour 2021, le Gouvernement a décidé d’instaurer de nouvelles règles et de nouveaux barèmes. En 2020, il avait déjà revu à la hausse le malus et introduisait un plafond record du « super malus ». Ainsi, le malus minimal de 2020 était de 50 euros et pouvait atteindre les 20 000 euros pour les véhicules rejetant plus de 184 g/km de CO2.

Nouvelle norme, nouveau montant

•    Adoption définitive de la norme WLTP
La norme WLTP (Procédure mondiale harmoniées de test pour véhicules légers) qui permet de mesurer la consommation de carburant et les rejets de CO2 remplace définitivement la précédente directive NEDC (Nouveau cycle de conduite Européen) selon la loi de finances pour 2021.

À lire aussi : Qu’est-ce que la norme WLTP ? A-t-elle un impact sur la consommation de carburant ? 

•    Nouveau seuil de déclenchement
Le seuil de déclenchement du malus a été revu à la baisse et démarre à partir de 133 g/km de CO2 (contre 138 g/km de CO2 en 2020) avec pour ce niveau de pollution une taxation de 50 euros.

•    Nouveau montant plafond
Si l’abaissement du seuil de déclenchement peut être observé comme une bonne nouvelle, le plafond maximal a été revu à la hausse. Ce dernier passe maintenant à 30 000 euros pour 218 g/km de CO2 (contre 20 000 euros pour des émissions de CO2 égales ou supérieures à 184 g/km).

Quels types de véhicules sont concernés ?

Les véhicules neufs immatriculés à partir du 1er janvier 2021 impactés sont :

-    Les voitures particulières ;
-    Les camionnettes destinées au transport de voyageurs ;
-    Les véhicules faisant l’objet d’une modification technique et qui n’ont pas été taxés lors de leur première immatriculation en France.

De nouvelles minorations au malus écologique 2021

Les automobilistes ont la possibilité de profiter de minorations du malus écologique dans plusieurs cas et en respectant certaines conditions.

-    Les familles nombreuses (au moins 3 enfants à charge), mais aussi les familles d’accueil peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d’une baisse du malus. 
-    Les véhicules de Location avec Option d’Achat (Leasing automobile) ainsi que la Location Longue durée (LDD).
-    Les véhicules qui ont la possibilité de fonctionner avec du Superéthanol E85 bénéficient d’un abattement de 40% sur les taux d’émission de CO2 à condition que ces émissions de CO2 ne dépassent pas 250 g/km.

À lire aussi : Carburant E85 : qu’est-ce que c’est ?

Suppressions de taxes

Même si le malus écologique est plus important que les années précédentes, le Gouvernement a décidé de supprimer trois anciennes taxes à partir du 1er janvier :

-    la taxe annuelle de 160 euros sur les véhicules polluants ;
-    le malus CO2 sur les voitures d’occasion de 10 CV ;
-    la surtaxe sur les véhicules puissants de plus de 36 CV. 

Vers des malus encore plus élevés dans les années à venir ?

Le Gouvernement a annoncé qu’une évolution du barème du malus est déjà prévue pour 2022 et 2023.

-    Il s’appliquera à partir de 128 g/km de CO2 en 2022 et de 123 g/km de CO2 en 2023.
-    Il s’élèvera à 40 000 euros en 2022 pour les véhicules dont les émissions dépassent les plus de 223 g/km de CO2 et à 50 000 euros pour les véhicules de plus de 225 g/km de CO2.
-    Il sera plafonné à 50% du prix TTC du véhicule à partir de 2022.

 
Le « malus au poids » sera instauré à compter du 1er janvier 2022. Il concernera les véhicules neufs pesant plus de 1,8 tonne. Son tarif unitaire sera de 10 euros par kilogramme.

 

 

Voiture, moto, maison ou loisirs : recevez chaque mois nos conseils, offres et bons plans.