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L’hiver, saison propice à la maintenance des aéronefs

La période hivernale arrive, et avec elle, le moment de protéger, entretenir et réparer son avion. Les vols sont en effet moins fréquents à cette saison, à cause souvent des mauvaises conditions climatiques, et le froid oblige par ailleurs à prendre certaines précautions d’entretien et de préparation. Thierry Amar, pilote réputé de voltige et instructeur à l’aéroclub Hérault Occitanie de Montpellier, nous livre ses meilleurs conseils en la matière.

Maintien de la navigabilité : des obligations réglementaires

De nombreuses réglementations et textes de loi existent concernant l’entretien d’un appareil dans le secteur de l’aviation légère, afin d’assurer la sécurité des pilotes et des passagers éventuels, mais aussi des autres appareils croisés ou de la population survolée : cela fait partie de ce qui s’appelle le « maintien de la navigabilité ». Au niveau européen, la responsabilité du contrôle de la maintenance revient à l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (AESA). Au niveau français, ce sont la Direction Navigabilité et Opérations de la Direction de la Sécurité de l’Aviation Civile (DSAC/NO) et l'Organisme pour la Sécurité de l’Aviation Civile (OSAC) qui sont compétentes en la matière. En fonction du type d’appareil, les règles et l’organisme de supervision diffèrent. Par exemple, un avion léger destiné à transporter plusieurs passagers ne relève pas des mêmes obligations qu’un avion construit à plus de 51 % par un amateur. Enfin, il faut savoir que de nombreuses opérations de maintenance doivent être réalisées par un organisme ou un mécanicien agréé.

Entretenir et protéger un avion pendant l’hiver

Changer le moteur, vérifier l’hélice, entretenir la cellule : autant d’opérations qui sont à effectuer régulièrement. La saison hivernale s’y prête particulièrement, car les appareils volent moins en raison des conditions climatiques ou des journées plus courtes. « Un changement de moteur demande une immobilisation de 4 à 6 semaines. Le faire en plein été revient à amputer la saison de vol, surtout en voltige où les appareils ne sont pas interchangeables », explique Thierry Amar. Même pour des interventions légères, il est recommandé de s’adresser à un mécanicien. « Chacun son métier. Beaucoup d’aéroclubs disposent d’un atelier mécanique, ce qui permet de réaliser l’entretien sur place. Quand ce n’est pas le cas, il faut amener son avion au mécanicien le plus proche. C’est ce que fait l’aéroclub de Millau qui déplace régulièrement son appareil dans la région de Montpellier. » Attention aussi à ne pas trop regarder à la dépense. Certes, le prix de certaines pièces détachées peut parfois être un frein. « Pour l’aviation légère, elles sont fabriquées en petite série, ce qui explique les coûts élevés. Mais la sécurité n’a pas de prix ! » Enfin, lorsqu’un avion est au sol en hiver, il faut aussi penser à le protéger. Remisage au garage lorsque c’est possible, sinon bâchage : l’humidité et le froid peuvent endommager l’appareil. 

Voler en hiver : les précautions à prendre

Par temps très froid, il est indispensable de réaliser les bons gestes avant de décoller. « Avant tout, se couvrir chaudement si on vole sur un appareil qui n’a pas de chauffage, comme c’est le cas pour les appareils de voltige. Il nous arrive de voler à Courchevel, dans les montagnes : on part quasiment en tenue de ski ! » Autre point de vigilance : le temps de chauffe du moteur, qu’il faut bien respecter. « Certains aéroclubs font payer ce temps aux utilisateurs, ce qui est dommage car ces derniers ont alors tendance à vouloir partir vite, sans attendre la fin du temps de chauffe. C’est un risque. » Et quand c’est nécessaire, il est important de procéder au dégivrage complet de l’appareil avant le départ. « Il y a des règles et des connaissances techniques à avoir. Mais au-delà de cet aspect théorique, il y a aussi du bon sens. Le bon sens fait partie d’une bonne attitude de pilote ! »

« Entre Total et nous, c’est une histoire d’amour »

Avec ses 350 membres, dont 20 voltigeurs de haut niveau, l’aéroclub Hérault Occitanie dispose d’une solide renommée. En plus de la voltige professionnelle, on peut y pratiquer l’aviation et la voltige de loisir. Depuis plus de 10 ans, l’aéroclub est partenaire de Total. « C’est une relation très humaine : les équipes nous apportent leur aide et leur soutien, ce qui permet à certains de nos pilotes d’accéder à la compétition. Je dirais que nous avons un vrai lien aéronautique, basé sur le partage d’une même passion et l’envie de s’inscrire dans la durée. » 

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