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Neuf chiffres à retenir sur l’efficacité énergétique en France

La transition énergétique est sur toutes les lèvres, notamment parce que l’accord de Paris vise à limiter le réchauffement climatique à +2 °C d’ici la fin du XXIe siècle. Mais où en est-on en France, alors que s’est ouverte la décennie 2020-2030 ? Réponse en neuf chiffres, issus du dernier bilan énergétique de la France, paru en avril 2020.

-2,7 %

En France, en 2019, la production d’énergie primaire a reculé de 2,7 % par rapport à 2018. Elle s’élève ainsi à 134,3 Mtep (mégatonne équivalent pétrole). Une diminution due à une meilleure efficacité énergétique, et au recul de la production nucléaire : -3,4 % en un an, en raison notamment d’une disponibilité plus limitée des centrales. Conséquence : il faut remonter à 1990 pour trouver, dans l’Hexagone, une production nucléaire aussi basse.

8,9 Mtep

8,9 mégatonnes équivalent pétrole, c’est le niveau de la production primaire d’énergie renouvelable électrique en France. Un « score » en très légère baisse en l’espace d’un an (-0,8 %), alors que la production hydraulique a reculé (-12 %) pendant que les productions éoliennes et photovoltaïques augmentaient (respectivement +21 % et +7 %). Il faut dire qu’en 2019, il a moins plu qu’en 2018, alors que le nombre de cellules photovoltaïques a augmenté, et que les conditions de vent ont été très favorables.

 

44 milliards d’euros

En France, en 2019, selon le bilan publié par le ministère de la Transition écologique et solidaire, la facture énergétique s’est établie à 44 milliards d’euros. Bonne nouvelle : 1,4 milliard d’euros de baisse en l’espace d’un an. L’explication ? La chute des cours du gaz naturel, sur lesquels sont indexés en partie les contrats à terme. Notons également que les volumes de charbon importés ont drastiquement chuté en 2019, contribuant ainsi à réduire la facture énergétique nationale.

 

-1,4 %

245,5 Mtep : c’est la consommation d’énergie primaire en France en 2019. Celle-ci baisse de 1,4 % en l’espace d’un an. Une bonne nouvelle pour l’efficacité énergétique nationale ! Dans le détail, les pertes liées à la transformation, au transport et à la distribution reculent de 2,5 % (en raison de la baisse de la production nucléaire notamment, et grâce à une amélioration des processus des industriels), quand la consommation finale (celle des particuliers et des professionnels) se tasse avec -0,5 %. Cette dernière recule même un peu plus, avec -0,7 %, en données corrigées des variations climatiques, l’hiver 2018 ayant été un peu plus doux que celui de 2019 – qui reste néanmoins plus chaud que la moyenne saisonnière.

 

39,1 Mtep

En allant encore plus loin, on s’aperçoit à la lecture du bilan énergétique que la consommation résidentielle, c’est-à-dire celle des particuliers, s’affiche à 39,1 Mtep. Soit une hausse de l’ordre de 0,2 % en données brutes… mais une baisse de 0,2 % en données corrigées des variations climatiques. L’électricité reste ainsi la principale énergie utilisée dans les logements, bien qu’elle recule de 0,2 %.

 

 

+3,3 %

Chez les particuliers toujours, les énergies renouvelables ont le vent en poupe : leur consommation augmente de 3,3 % en données corrigées des variations climatiques. Le bois reste ainsi la principale alternative aux sources « classiques » d’énergie et de chaleur, bien que les pompes à chaleur surfent sur un marché au dynamisme incontestable et une efficacité énergétique louée par de nombreux professionnels.

 

90 %

En France, en 2019, 90 % de l’énergie utilisée pour le transport (de marchandises et de personnes) provenait des produits pétroliers (-0,6 % en un an). Les biocarburants, eux, progressent de 1,8 %, à mesure que leur efficacité énergétique s’affirme et s’affine. Par ailleurs, si la consommation de gazole décroit de 2,2 %, celle d’essence augmente de 5,3 %, témoignant d’un rééquilibrage (voire d’une inversion) de la demande en ce qui concerne les véhicules neufs.

 

-1,1 %

-1,1 % : c’est la baisse constatée des émissions de CO2 en 2019 à climat constant (-0,9 % en données brutes). Une information à retenir alors que la France travaille à améliorer son efficacité énergétique !

 

Zéro

Il faut dire qu’il reste du chemin à parcourir. Si l’accord de Paris souhaite maintenir le réchauffement climatique sous les +2 °C d’ici 2100, le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) rappelle que pour y parvenir, il faudra réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80 % d’ici la deuxième moitié du siècle, et atteindre le chiffre de zéro émission en 2100 au plus tard.

 

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