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À quoi sert l’étiquetage énergétique ?

Désormais très répandues, les étiquettes énergétiques ont fait leur apparition dans les rayons des magasins il y a presque 20 ans. Elles guident aujourd’hui des millions de consommateurs européens dans leurs achats en leur permettant de comparer entre eux certains produits et de choisir les moins gourmands en énergie. Comment bien lire ces étiquettes, dont la toute dernière génération lancée au début de l’année 2021 ? Et quelles sont les différentes catégories d’équipements qui en bénéficient ? 

Étiquettes énergétiques : un double bénéfice

L’étiquetage énergétique est un concept né en 1992 suite à une directive européenne. Le principal objectif d’une étiquette énergétique est d’orienter le consommateur dans ses achats. Elle lui indique certaines informations relatives aux performances énergétiques du bien qu’il s’apprête à acheter ainsi que d’autres détails techniques utiles. Elle doit donc lui permettre de comparer objectivement les produits pour qu’il puisse faire un choix éclairé. Le bénéfice de ce dispositif est double :

  • une économie d’argent potentielle pour l’acheteur car l’appareil qu’il acquiert consommera moins d’énergie ;
  • une éventuelle réduction de son impact sur l’environnement par la même occasion.

On trouve également le même genre d’étiquettes dans le domaine de l’automobile et de l’immobilier.

 

 

Les différentes générations d’étiquettes énergétiques

La Commission Européenne a mis en place en 2011 des étiquettes communes aux 27 pays membres de l’Union Européenne. Ces dernières années, elles comportaient une notation de A à G. Au fil du temps, et grâce aux efforts des fabricants concernant l’efficacité énergétique des appareils, des catégories avaient été ajoutées : A+, A++, A+++ rendant la compréhension des étiquettes moins simple.

Mars 2021 marquera le début d’une toute nouvelle génération d’étiquettes simplifiées avec un retour à une notation de A à G  sans variation (exemple : A+++). Évidemment, A et B désigneront toujours les appareils les plus performants mais pour anticiper le perfectionnement des appareils, peu de modèles actuels disposeront de la notation A. Elle sera réservée aux futurs appareils permettant ainsi d’assurer dans le temps la simplicité des étiquettes.

Certaines catégories d’appareils conserveront les anciennes étiquettes, et pendant une période de plusieurs mois, certains appareils bénéficieront de deux étiquettes, l’ancienne et la nouvelle version.
 

Quelles informations le consommateur trouve-t-il sur ces étiquettes ?

En plus du système de notation, les étiquettes comporteront toujours la consommation estimée en Kilowatt-heure par an de l’appareil et très souvent son niveau de décibels émis. Le consommateur y trouvera également des informations comme le nom du fournisseur, la marque du produit et la référence du modèle. 

D’autres informations seront également désormais disponibles via un QR Code. Grâce à son smartphone, le consommateur pourra ainsi avoir accès à toutes les données de la fiche d’informations du produit renseignée par son fabricant.
 

Etiquetage energie

Lors de l’acte d’achat, ces informations sont évidemment à croiser avec le prix de vente de l’appareil. Elles incitent le consommateur à se poser certaines questions qu’il ne se posait peut-être pas avant. Exemple : vaut-il mieux acheter un lave-linge moins énergivore et plus cher qu’un lave-linge moins cher mais plus énergivore ?

 

Quels appareils profitent de cet étiquetage ?

C’est d’abord sur les appareils dit « énergivores » que l’on trouve ce type d’étiquetage : des appareils consommant beaucoup d’énergie électrique ou d’eau, utilisés très souvent et ayant donc un fort impact en matière de gaz à effet de serre. Il est à noter que 5 groupes d’appareils seront pour le moment concernés par les nouvelles étiquettes mises en place en mars 2021 : les lave-vaisselle, les lave-linge, les réfrigérateurs (et les caves à vin), les ampoules, les téléviseurs et autres dispositifs d’affichage dynamiques numériques.

Les équipements de la maison

Etiquetage énergie
  • Les appareils de réfrigération (réfrigérateurs, congélateurs et appareils combinés). Sur l’étiquette, le consommateur pourra également trouver des informations utiles comme le volume en litres des compartiments.
  • Les caves à vin. L’étiquette indiquera également la capacité en nombre de bouteilles.
  • Les lave-linge, lave-vaisselle et sèche-linge. Leur étiquette indiquera en général leur consommation d’eau estimée à l’année et leur capacité (nombre de couverts, kg de linge…). Pour les sèche-linge, un pictogramme spécial précisera s’il s’agit d’un modèle à évacuation, à condensation ou à gaz.
  • Les fours : plusieurs types de fours ne disposent pas d’étiquette (petits modèles, fours vapeur, fours équipés de la fonction micro-ondes). Pour tous les autres, l’étiquette indiquera s’il s’agit d’un modèle électrique ou à gaz, sa capacité en litres et sa consommation spécifique en mode classique ou en mode chaleur tournante.
  • Les hottes : l’étiquette détaille l’efficacité énergétique de l’évacuation de la vapeur, de la filtration des graisses mais aussi de l’éclairage de la surface de cuisson.
  • Les lampes et luminaires : de nombreuses informations complémentaires sont indiquées.
    • Pour les lampes, le temps d’allumage, la capacité à être utilisées avec un variateur et les dimensions.
    • Pour les luminaires, la présence de lampes ou de LED non remplaçables et les classes de lampes avec lequel le luminaire n’est pas compatible.
  • Les téléviseurs : des pictogrammes spécifiques indiquent à l’acheteur la taille des appareils facilitant ainsi les comparaisons mais également l’existence d’un interrupteur permettant de passer en mode « arrêt ».

Les appareils de chauffage, d’eau chaude sanitaire et de climatisation

  • Les chauffe-eau : leur étiquetage dépend du type de dispositif (thermodynamique ou solaire). Il comporte en général le niveau de décibels, la possibilité ou non de fonctionner en mode « heures creuses » ainsi que leur consommation annuelle d’électricité ou de combustible en fonction de plusieurs zones climatiques en Europe.
  • Les ballons d’eau chaude : leur étiquetage indique leur capacité de stockage en litres ainsi que la déperdition de chaleur du ballon exprimée en watts. 
  • Les chaudières (à gaz, au fioul, électriques, à micro-cogénération…) : des pictogrammes spécifiques indiquent leur capacité à fonctionner en « heures creuses » et à produire de l’électricité.
  • Les pompes à chaleur : leur étiquette comporte des cartes indiquant la puissance utile en kW en fonction de 3 zones climatiques en Europe.
  • Les climatiseurs : des pictogrammes spécifiques indiquent si l’appareil est destiné au refroidissement et/ou au chauffage. Ils indiquent également des données chiffrées liées à des zones géographiques différentes. 

Où trouve-t-on des étiquettes énergétiques et quelles sont les obligations des distributeurs?

La mise en place de cette nouvelle forme d’étiquetage a été accompagnée d’une série de lois imposant à de nombreux acteurs de les utiliser : les fabricants doivent ainsi communiquer les informations aux vendeurs, eux-mêmes tenus d’afficher ces étiquettes. 

  • Dans les boutiques : les étiquettes énergétiques basées sur les informations transmises par les fabricants doivent être apposées sur tous les appareils en vente. Au-delà de l’étiquette, il est très souvent possible pour le consommateur d’aller plus loin en trouvant des informations complémentaires sur des fiches produits ou dans la notice qui accompagne le produit.
  • Sur les sites de vente en ligne : ils sont soumis eux aussi à la même réglementation. Les consommateurs doivent avoir la possibilité avant leur achat de disposer de toute une série d’informations concernant les produits. On trouve souvent ces informations sous forme de fiche produit accessible d’un simple clic.
     

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