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Chauffage au bois : la fumée est-elle nocive ?

Si le bois est aussi largement sollicité par les foyers français ce n’est pas un hasard : c’est une énergie renouvelable, peu onéreuse et offrant un agréable confort de chauffe. Pour autant, les fumées émises par la combustion peuvent s’avérer nocives pour la santé et l’environnement si toutes les mesures nécessaires ne sont pas respectées. Le point sur les risques et les moyens simples de les prévenir, avec Total.fr.

Fumée de chauffage au bois : quels risques ?

Si aucune précaution n’est prise, la fumée de votre chauffage au bois peut être nocive pour la santé. Comme l’expliquait l’Observatoire de la santé d’Ile-de-France, en décembre 2018, « l’exposition à court et à long terme aux polluants émis par la combustion de bois produit des effets néfastes pour la santé ».

 

En effet, lors de sa combustion, le bois émet bon nombre de polluants pouvant s’avérer irritants, asphyxiants voire cancérigènes si, par malheur, vous veniez à être trop exposé et à les inhaler. Ces polluants émanant du bois sont de natures différentes. Dans le détail, la fumée contient :

  • des particules fines ;
  • du monoxyde de carbone ;
  • des oxydes d’azote ;
  • du dioxyde de soufre ;
  • des organochlorés ;
  • des hydrocarbures aromatiques polycycliques (les HAP) ;
  • des composés organiques volatils.

 

Compte tenu de leur nature, une exposition trop longue à ces polluants représente un danger pour la santé. Ainsi, les particules fines peuvent pénétrer dans les yeux ou le système respiratoire et être la cause de pathologies comme l’asthme, mais aussi de maladies cardiovasculaires (insuffisances cardiaques) ou neurologiques. Les enfants peuvent se montrer également particulièrement vulnérables en cas n’inhalation de ces polluants, d’autant que leur système respiratoire est en plein développement.

 

Autre effet néfaste de la fumée des chauffages au bois : la pollution environnementale. Fin 2018, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) affirmait que le chauffage au bois – parmi d’autres sources – était à l’origine de « polluants qui peuvent contribuer significativement aux épisodes de pollutions atmosphériques ». Les mêmes émissions issues de la combustion du bois et relâchées dans l’atmosphère présentent, en grande quantité, des risques. Là encore, certaines précautions doivent être respectées pour veiller à la bonne qualité de l’air que nous respirons.

 

Fumée : comment limiter les risques ?

Si la fumée des chauffages au bois peut être nocive, cette énergie n’est pas à bannir de votre habitation. Bien au contraire. Le bois reste une énergie très prisée car renouvelable et, pour ne rien gâcher, peu onéreuse. Vous pouvez donc compter sur les bûches ou les granulés pour continuer de passer de belles soirées au chaud, chez vous. Le tout est de veiller à ne pas s’exposer et de prendre les mesures de sécurité nécessaires.

 

Tout d’abord, commencez par vous tourner vers des équipements adaptés à votre habitation et munis de foyers fermés. Pour vous aider, vous pouvez opter pour des appareils labellisés « Flamme verte », garantissant des performances optimales en matière de rendement énergétique, et une limitation des émissions de monoxyde de carbone et de particules fines. En parallèle, un entretien régulier, une fois par an, de vos équipements vous garantira un fonctionnement optimal et plus sûr de votre chauffage au bois.

 

Également, concernant le combustible, il est conseillé d’utiliser du bois sec, non peint et non traité. Préférez du bois provenant d’arbres comme le chêne, le frêne ou le hêtre et, à l’inverse, évitez les résineux. Pour limiter au maximum des fumées nocives, ne faites pas non plus brûler du papier ou n’importe quel déchet. Enfin, il est préférable d’opter pour une technique d’allumage dit « inversé », c’est-à-dire à réaliser par le haut. Cela impacte directement sur la quantité de polluants émis.

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