Les biolubrifiants

Biolubrifiants 2

TOTAL est particulièrement sensible à la protection de l'environnement et au développement durable. TOTAL a donc développé une gamme de biolubrifiants conçus en priorité pour les activités où il existe un risque direct pour l'environnement en cas de fuite ou de perte accidentelle du produit.
Les biolubrifiants proposent ainsi une alternative fiable en réponse aux préoccupations croissantes à l'égard de l'environnement et du développement durable.

Qu'est-ce qu'un biolubrifiant ?

Biolubrifiants 3 Le terme biolubrifiant s'applique à tous les lubrifiants qui sont à la fois rapidement biodégradables et non toxiques pour les milieux humains et aquatiques.Un biolubrifiant peut être élaboré :
  • à base d'huile végétale (par exemple : les huiles de colza)
  • à base d'esters synthétiques fabriqués à partir d'huiles renouvelables modifiées, dérivées de produits minéraux à base d'huile.

Secteurs d’application des biolubrifiants

Les biolubrifiants sont à privilégier dans toutes les applications pouvant présenter un risque pour l'environnement. Cela s’applique :

  • aux huiles à usage perdues (huiles de chaîne de tronçonneuses, ou les huiles moteurs 2 Temps et agents de décoffrage)
  • et aux lubrifiants sujets à d'éventuelles fuites accidentelles (huiles hydrauliques et graisses)

Certains milieux et environnements pour lesquels la préservation et la protection de l'environnement est une préoccupation permanente sont particulièrement concernés par l'utilisation des biolubrifiants. C'est le cas pour les milieux aquatiques, montagneux, agricoles et forestiers.

Avantages des biolubrifiants

  • Biodégradabilité élevée
  • Toxicité réduite
  • Bonnes propriétés lubrifiantes
  • Point éclair élevé
  • Respect de l'environnement
  • Indice de viscosité élevé
  • Longévité accrue des équipements et du matériel
  • Faibles pertes par évaporation des huiles
  • Augmentation des intervalles entre les vidanges
  • Prévention du risque de pollution de l'environnement

Qu’appelle-t-on Eco-label ?

Ecolabel Il existe plusieurs Eco-labels destinés à distinguer les Biolubrifiants des lubrifiants traditionnels. L'Eco-label Européen, publié en 2005, est le plus fédérateur et TOTAL a choisi de l'appliquer à ses produits. Cet Eco-label Européen symbolisé par une marguerite, ne peut être utilisé qu'avec des produits biodégradables ou non dangereux pour l'environnement respectant des critères stricts concernant non seulement leurs composants mais également leur processus de fabrication.

C'est un des rares labels qui apporte la garantie de performance et permet de dissocier une simple huile biodégradable ordinaire d'un vrai Biolubrifiant.

 

Le point de vue des experts :

Entretien avec Bernard-Victor Lamy, Ingénieur Produit, Total Lubrifiants :

 
Biolubrifiants : quel a été l’apport de TOTAL ?

Depuis 1996 nous avons participé sous l’égide de la Communauté Européenne, à plusieurs think tanks en matière de protection de l’environnement, notamment dans le but de définir le concept de Développement Durable spécifique à nos activités. En 2002, suite aux recommandations de l’un de ces think tanks, un groupe de travail spécifiquement dédié aux lubrifiants a été créé.
Ses conclusions ont permis la publication en 2005 de la Directive Européenne établissant les critères d’attribution d’un Ecolabel à certains lubrifiants : les lubrifiants labélisés doivent non seulement être rapidement biodégradables, mais ils doivent également être non toxiques et fabriqués à partir de matières premières renouvelables.

Quel est l’impact prévisible ?

Le niveau de qualité requis pour ce type de produits entraîne des coûts supplémentaires pour le produit fini : le prix de revient est deux à trois fois supérieur à celui des produits équivalents non-bio minéraux. C’est ce qui fait des biolubrifiants des produits haut de gamme !
Même si, pour le moment, leur part de marché en France n’est que de 0,5 % environ, l’enjeu stratégique est de taille : en effet, le Sénat vient juste de voter un décret qui rendra obligatoire, à partir de 2008, l’utilisation de biolubrifiants labélisés dans les zones protégées (forêts, lacs, cours d’eau), de façon à accroître leur utilisation en France en atteignant le niveau déjà atteint par certains pays européens, comme l’Allemagne.

Que faire des huiles usagées ?

Lorsqu’ils sont usagés, ces lubrifiants - même s’ils sont biodégradables - doivent être collectés par les réseaux spécialement mis en place à cet effet.
Ces biolubrifiants sont formulés de façon à absorber les effets désastreux de tout rejet indésirable ou accidentel de lubrifiant dans la nature, et non pas pour l’autoriser ou pire, pour l’encourager !

Entretien avec Jean-Marie QUEMIN - HQSE DD Manager, Total Lubrifiants :

Avez-vous eu à supporter des coûts supplémentaires pour le développement des biolubrifiants ?
Oui : l’une des difficultés auxquelles nous avons eu à faire face au cours de cette phase, a justement été l’augmentation des coûts liée au prix des matières premières utilisées dans la fabrication des biolubrifiants, qui sont beaucoup plus élevés que ceux des autres matières traditionnelles. Une consommation plus importante de biolubrifiants permettrait, grâce à de plus gros volumes, d’engandrer un cercle vertueux en termes de prix, du moins pour les coûts liés à la logistique, en réalisant des économies d’échelle (fabrication, entreposage, livraisons).
Entre-temps, une politique volontariste pourrait contribuer à faciliter le déploiement de lubrifiants éco-compatibles. Par conséquent, Total Lubrifiants continue à développer des programmes de R&D pour trouver des solutions alternatives plus compétitives.

Quelles sont vos recommandations en matière d’huiles usagées ?

C’est le même problème que pour les sacs en plastique des supermarchés : ils doivent être biodégradables, mais vous n’allez pas pour autant les jeter dans la nature ! En ce qui concerne les lubrifiants qui vont être rejetés dans la nature dans le cadre de leur utilisation normale (par exemple, l'huile de tronçonneuse), l’utilisation de biolubrifiants devrait être obligatoire, puisque nous savons comment les formuler !
Pour répondre à la question que vous avez posée à Bernard-Victor Lamy sur « la prise de conscience de la nécessité d’utiliser des lubrifiants éco-compatibles », je ne suis pas certain que nous en soyons tous conscients : la preuve, c’est que nous devons légiférer à ce propos ! Souvent, les considérations de coût l’emportent sur les bonnes intentions... Mais, peut-être un jour les biolubrifiants seront-ils les seuls disponibles !

X

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies notamment pour réaliser des statistiques de visites afin d’optimiser la fonctionnalité du site. Pour en savoir plus et paramétrer les traceurs.